Belgique

Contexte historique (Partie 4/4) : L’exil de Jacques-Louis David

Jacques-Louis David, est fortement engagé en politique et éprit d’une admiration sans faille pour Napoléon Bonaparte, mais son parcours est semé de bouleversements. Lors de la chute du premier empire, sous la restauration il se retrouve contraint en 1816 à quitter la France pour Bruxelles où il va perpétuer son activité artistique et notamment peindre sa célèbre toile   « Mars Désarmé par Venus et les Grâces », exposé au musée royal des Beaux-arts de la capitale Belge. Les causes et les détails de son exil sont peu développés dans les ressources numériques. En effet, le contenu des sites internet, peu étoffé, retrace en majorité  les mêmes informations.

L’utilisation de l’Encyclopédie Larousse, retrace une base sûre de données historiques, permettant ainsi de contextualisé le sujet. Ce site internet nous relate des définitions clefs afin de cerner le sujet avec précision. En effet, la Restauration (1814-1830) succède à la période des cents jours. Elle marque le retour à la souveraineté monarchique des Capétiens, sous l’autorité de la maison des Bourbons, dont les membres ont déjà régné sur la France du XVIe au XIXe siècle. Initiée dans un contexte monarchique (Charte de 1814), sous les règnes respectifs de Louis XVIII et de Charles X, la restauration supplante l’empire Napoléonien tout juste affaissé. Les prémisses du parlementarisme font leurs apparitions, avec l’intégration d’une monarchie constitutionnelle au cœur d’un contexte international troublé. On assiste donc, à un retour de la monarchie parlementaire tourmentée par une forte oscillation entre ultra-royalistes et libéraux.

Wikipédia reste l’un des sites les plus consultés, du fait de son accessibilité. Cette plateforme numérique étant alimenté par quiconque le souhaitant, n’est donc pas une source viable. Par conséquent, il faut l’aborder avec précaution. Apportant une première approche de l’objet de recherche, il faudra nécessairement obtenir d’autres sources, afin de compléter et d’attester de la véracité de ces informations. C’est pourquoi, Insecula et sa bibliographie un peu plus exhaustive, témoigneront de certains points retranscrits dans Wikipédia concernant l’exil de David. En effet, en dépit de la renommée de Jacques-Louis David, la chute de l’Empire l’astreint à se faire plus discret. Néanmoins, ses engagements politico-professionnels passés de la période révolutionnaire, ainsi que ses affinités avec Napoléon Bonaparte ne permettent pas au peintre de passer inaperçu aux yeux des Bourbons : il se retrouve condamné à l’exil dès le retour des Capétiens sur le trône de France. Dans un premier temps, Jacques-Louis David demande l’asile auprès de l’Italie, mais voit sa requête avorter. C’est en 1816, que la Belgique, alors plus libérale lui accorde l’objet de sa demande. Bien d’autres artistes Français tels que Barrère, Pierre Joseph Cambon, Merlin de Douai, Thibaudeau, Alquier et Sieyès s’y verront également accueillis. Depuis Bruxelles, David attribue à l’un de ses anciens disciples, Gros, la direction de son atelier en France. Dès lors, les deux artistes vont entretenir une correspondance régulière.

La plateforme numérique Insecula clarifie la période post-exil de David, de façon concise. Le noyau d’information de ces différents sites internet, illustre une approche de Jacques-Louis David après son exil, de ses causes ainsi que de son exil lui-même.  A Bruxelles, il va entreprendre l’ouverture d’un nouvel atelier, lequel aura une influence considérable sur les artistes de l’école Belge. Jacques-Louis David se concilie alors rapidement avec la vie dans la capitale Belge, et refuse même à plusieurs reprises d’acter aux interventions qui lui aurait values son retour en France. Il va y réaliser de nombreux portraits de la haute société bruxelloise afin de subvenir à ses besoins. Durant ces dernières années, il va aborder des toiles mythologiques au coloris audacieux tel que « L’Amour et Psyché » de 1817. C’est à travers un goût prononcé pour l’Antiquité, qu’il va travailler sur l’homme et la nature. Il atteindra, par ce fait, un nouvel angle de traduction de la pensée en peinture. Jacques-Louis David mourut renversé par une calèche. Le gouvernement Français s’opposa à ce que ses cendres soient ramenées à Paris. C’est pourquoi, il fut inhumé au cimetière Léopold de Bruxelles, puis transféré après 1877 au cimetière d’Evere également à Bruxelles, où il repose sous un obélisque.

De Jacques-Louis David en 1825 Huile sur toile Dimensions : 308 x 265 Origine : Legs de M. Jules David-Chassagnol, Paris, 1886. Entré au musée en 1893.
Jacques-Louis David en 1825
Huile sur toile
Dimensions : 308 x 265
Entré au musée en 1893.

W.G

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