autoportrait David

Les portraits chez David

Jacques Louis David est très connu pour ses œuvres mythologiques, ses peintures d’Histoire et ses toiles de Napoléon. Cependant il ne faut pas oublier qu’il a aussi réalisé un nombre très important de portraits. Cette période est assez peu étudiée en général, ce qui amène à une faible proportion de ressources numériques traitant du sujet.

Du début de sa carrière jusqu’à son exil, il portraiture ses proches et relations ainsi que des notables de son entourage. On peut noter aussi ses nombreux portraits officiels de Napoléon. Les portraits de David se caractérisent par son choix de poses simples, souvent présentées en buste et assis, plus rarement en pied. Le fond de ses portraits est assez neutre, il y a un réel désir de réalisme et de ressemblance.

Quelques musées mettent en avant certaines toiles précises de David car elles appartiennent à leur collection. On peut citer en exemple le site du musée Jacquesmart-Andre qui présente le portrait du compte Antoine Français de Nantes. L’article met en avant une biographie du comte : né en 1756 d’un notaire royal, le jeune Antoine fut révolutionnaire puis défendeur de Napoléon Ier. Il fut anobli par l’Empire et même nommé Grand Officier de la Légion d’Honneur ! Il mourut en 1836 d’une attaque de paralysie. L’article parle aussi du talent de David pour représenter des matières comme la soie, les plumes, mais ne met pas vraiment son talent en portraitiste en avant. Cependant, ce lien peut être très utile si l’on cherche un brève description d’un de ses portraits.

Dans le même style, on peut citer le blog NapoléonBonaparte qui présente quand à lui un tableau du pape Pie VII. Cet article propose

une analyse plastique et iconographique du Pape. Son pontificat est marqué par de nombreux conflits avec le Premier consul, puis l’empereur Napoléon Ier. En 1808 les États Pontificaux sont occupés par les troupes impériales et le pape dessaisi de ses pouvoirs. La réaction est immédiate : c’est l’excommuncation de l’Empereur, qui restera presque totalement méconnue des Français. Ce tableau fut peint par David en 1805 pour remercier le souverain pontife d’avoir assisté au sacre de Napoléon. Le pape est représenté tel la plupart des portraits de David : en buste, tourné de trois-quart. Le regard du pape est plus que saisissant : il semble regarder à travers la toile, directement le spectateur ce qui provoque une expression dérangeante et très bien réalisée par le peintre.

Le site aparences.com est l’une des seules ressources présentant des portraits de David. Aparences propose un approche de l’art européen à travers plusieurs points : les périodes, les écoles, les arts… Ce site qui semble très documenté de part une analyse pointue mais aussi une bibliographie fournie, ne présente pas son auteur ce qui peut être une source de confusion pour les internautes qui ne peuvent utiliser cette source par manque de fiabilité. Quoi qu’il en soit, la partie concernant les portraits de David est assez étoffée : de nombreux tableaux sont présentés ( comme le portrait de Jacobus Blow ou celui de Anne-Marie Louise Thélusson ) avec une courte analyse.

David est en fait presque plus connu pour les autoportraits qu’il a réalisé que pour ses portraits. On lui en connaît 3, dont les deux plus connu sont autoportrait aux trois collets et l’autoportrait qu’il réalisa dans un cadre particulier. Le dévouement de David pour Robespierre irrita les ennemis de celui-ci. Pour avoir fait parti de ses partisans, ils le firent arrêter et conduire dans la prison du Luxembourg où il réalisa ce tableau. Il le peigna d’ailleurs grâce à un miroir, ce qui explique quelques particularités de cette toile : il tient son pinceau dans la main gauche alors qu’il est droitier, sa tumeur est présentée sur sa joue gauche alors qu’elle est en réalité à droite…

R.R.

Publicités