Analyse oeuvre

Le Sacre de Napoléon

Cette toile de Jacques-Louis David est une commande de Napoléon en septembre 1804. Assisté par son élève Georges Rouget, le tableau est terminé en novembre 1807. Ce tableau est l’un des plus emblématique de David, il représente le sacre de l’empereur Napoléon Ier et le couronnement de l’impératrice Joséphine dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 2 décembre 1804. C’est un tableau qui fut peint durant l’empire, le 3e article de notre blog (dans la partie  contexte historique) propose de revenir plus précisément sur cette période.
Le site histoire-image est très bien fait. Afin d’analyser le tableau il propose une sorte d’étude en trois points : le contexte historique, l’analyse, et l’interprétation du tableau. De plus, il reprend le cartel du tableau, ce qui permet de légender la toile en cas d’utilisation d’image dans un dossier. Une bibliographie est aussi proposée. Cependant c’est un site assez « léger », les recherches ne sont pas très étoffées. C’est en somme une bonne introduction pour découvrir ce tableau pour le public en général.

Le Sacre de Napoléon est conservé au Louvre. Le site du musée propose de nombreuses images qui « zooment » sur le tableau. Il est ainsi plus facile pour des chercheurs de faire des analyses sur des endroits précis du tableau. Le  cartel est aussi présent, et le lieu de conservation du tableau dans le musée est indiqué, ce qui permet de savoir rapidement où est placé la peinture dans le musée si l’on désire aller la voir. Des informations pratiques comme les jours d’ouvertures du musée ainsi que l’adresse et le numéro de téléphone sont aussi présentes.

Le compte Youtube du Louvre propose une vidéo assez courte expliquant la force du tableau de Jacques-Louis David. Youtube est un site web hébergeant des vidéos, l’utilisateur peut voir, envoyer et partager des vidéos. D’autres plateformes de ce style existent : Dailymotion, RuTube… Cette vidéo est assez simple, étant très courte ( 2min11 ) elle ne permet pas de faire une analyse vraiment technique du tableau, elle « survole » plus le sujet.

Contrairement à elle, le site CNDP ( le Centre National de Documentation Pédagogique ) propose à travers une vidéo une analyse plus poussée de l’œuvre : elle analyse la cérémonie, les formes, l’iconographie de Joséphine et de Napoléon, des personnages… Le conservateur du musée de Versailles, où se trouve une copie du tableau réalisé par Jacques Louis David, est présent dans ce documentaire et apporte une touche de sérieux et de véracité.

Le site D’art-d’art propose quand à lui une analyse très complète du tableau. Le blog présente l’auteur, le contexte historique, le mouvement néoclassique ainsi qu’une analyse vraiment poussée de l’oeuvre. De plus, le blog se présente comme un site aidant  les élèves de 3e pour obtenir leur épreuve brevet d’Histoire de l’art et l’auteur comme un professeur d’art plastique. La source du blog est donc sûre, ce qui va rassurer les internautes qui sont en recherche d’informations.

Ce qui peut intriguer dans l’un des tableaux les plus vus du Louvre, ce sont les personnages qui sont représentés ( il y en a plus d’une centaine ). Le lien PDF ressource école s’attarde sur les principaux. Il introduit l’impératrice Joséphine, Napoléon, le pape Pie VII… Mais il présente aussi les nombreuses anomalies du tableau. Par exemple, la mère de Napoléon était absente ce jour là, mais elle est quand même représentée dans la toile grâce à une demande de l’empereur lui-même. L’impératrice, quand à elle, est représentée trop rajeunie, elle a plus de 41 ans le jour de ce couronnement. De nombreuse choses dans ce tableau sont trompeuses, même le nom du tableau. En effet, celui-ci se nomme le Sacre de Napoléon alors que c’est bien le couronnement de Joséphine qui est présenté.

L’article revient aussi sur la posture des personnages. Dans la scène précédent le couronnement de Joséphine, Napoléon, au moment où le pape allait prendre la couronne, la saisit et se couronna lui-même. L’empereur prend ici ses distances avec le pouvoir catholique et veut prouver qu’il est le représentant de Dieu sur terre, et non le Pape. Celui-ci est d’ailleurs à peine visible. Il est assis dans une position inférieure à Napoléon ce qui rappelle  la supériorité de celui-ci. Sa femme, Joséphine, se trouve à genoux, les mains jointes, en attente d’être couronné. Elle aussi est soumise à l’empereur.

 

R.R.

 

 

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